de Delphine Champy
64 min
Immergé dans la vie du village de Tounès
en Egypte, le spectateur est guidé par un jeune potier têtu et mon oeil de fille de céramiste convaincue que le mode de vie des potiers a des choses à dire à l’avenir de la planète. L’émancipation économique et idéologique de ce village sans électricité ni eau courante a été possible grâce à deux suisses, Evelyne Porret et Michel Pastore, installés en 1978 dans ce hameau traversé par quelques bédouins. Ce film est une ballade à la rencontre de quatre générations de potiers et de potières qui rendent hommage à Madame Evelyne. Sa présence constante dans le village pendant plus de quarante ans a développé autant l’imagination des hommes et des femmes de Tounès que leur autonomie. Le village de Tounès, rythmé par la poterie et le tourisme restera t’il paradisiaque ?
Après un parcours de comédienne et d’auteur-interprète ( Deux albums chez Harmonia Mundi / La mémoire et la mer), je continue en 2017 la création sur cette passerelle entre le son live et l’image, avec des ciné-concerts, et avec mes premiers clips. Puis je réalise mon premier court-métrage « Mon céramiste de père », puis « Horizons Terres » projetés dans le cadre de festivals de films sur l’art ( Mifac 2022 ), Musée national de Lyon, Galerie Capazza, et Centre de la céramique de la Borne, ou au Centre de la céramique de Giroussens. « Heureux qui comme Tounès » est mon premier film scénarisé entre fiction et réalité.


