de Sonia Médina
52 min, France

Il a fallu plus de 15 ans avant que je n’ose affirmer mon désir de faire un film sur Tunis. C’est en découvrant les romans d’Albert Memmi que j’ai commencé à découvrir ma triple identité : française, juive et tunisienne. J’ai fini par « comprendre » comment être une juive tunisienne à Paris en lisant ses livres. Plus je lisais ces romans, moins je cherchais à guérir de mon amour de la Tunisie tout en me référant avec fierté aux subtilités de la langue française pour l’exprimer. Je suis restée une exilée imaginaire, nourrie par les souvenirs frelatés de mes proches. Mais un exil imaginaire n’est-il pas ma réalité ?
Sonia Médina
Après des études d’anglais, une licence de lettres modernes et de cinéma, je suis devenue critique de cinéma pour l’Avant Scène Cinéma, puis j’ai travaillé à la SRF pour le Festival de Cannes sur le Cinéma d’Amérique Latine. Pendant 4 ans j’ai été scénariste pour la télévision et j’ai été représentée par l’Agence Lise Arif. J’ai vendu des concepts pour Alizés Films, Ego Productions, Septembre Productions et les Films du Grain de Sable. En 2002, j’ai créé Esperanza Productions car j’ai eu à coeur de défendre des projets audiovisuels ambitieux, créatifs qui sont une fenêtre ouverte sur le monde.


