de Fabian Volti
77 min, 2025

À travers les portraits de trois hommes solitaires et d’une famille bédouine palestinienne, le film esquisse la figure imaginaire d’Abel, le berger – une figure archaïque et emblématique de l’histoire humaine – témoin contemporain de communautés quasi invisibles en marge des villes, des villages et des territoires. Dans sa quête de l’archétype du conflit, Abel exprime sa lutte pour la survie au sein de la société. Une résistance à la transformation qui s’est opérée aux abords de ses pâturages, où plane l’ombre d’une guerre permanente. Entre la Sardaigne et la Palestine, deux lieux géographiquement éloignés mais tout aussi centraux dans l’histoire du pastoralisme, du Moyen-Orient à la Méditerranée, Abel raconte la vie d’hommes résilients qui survivent en bordure d’un champ de tir militaire au sud de l’île, dans une église désacralisée et dans le désert où des villages bédouins sont contrôlés par l’armée israélienne.
Fabian Volti est cinéaste et directeur de la photographie. Après des études de sciences politiques, il a travaillé entre Berlin et Madrid à la réalisation de projets audiovisuels à la croisée de la recherche visuelle et du cinéma documentaire. Depuis 2007, il a réalisé de nombreux courts métrages et reportages, dont Umbras (2021, Cinemambiente), et a été co-auteur et directeur de la photographie de Princesa (Biennale de Venise, 2021). En Sardaigne, il a fondé Roda Film, société de production de documentaires créatifs. Abel est son premier long métrage.


