UNE FORMATION POUR LES ENSEIGNANTS

Le CMCA en collaboration avec la DAAC (Délégation académique à l’éducation artistique et action culturelle) a organisé lundi 5 février une formation pour les enseignants dans le cadre d’une convention signée avec le Rectorat d’Aix-Marseille.

Tahar Chikhaoui, universitaire, critique de cinéma, président d’Archipels Images et membre du jury du PriMed 2017 a animé la rencontre.



La journée a été organisée en deux séances, la première le matin et la deuxième l’après-midi. 

La première séance a commencé par un tour de table qui a permis à chaque enseignant de se présenter, de présenter son établissement et d’exprimer rapidement  un avis sur sa participation à la dernière session du PriMed.

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Chacun a fait part du bénéfice que ses élèves ou ses collégiens avaient pu tirer de l’expérience malgré les difficultés institutionnelles (stages, emplois du temps, éloignement) qui ne permettent pas toujours plus de disponibilité. L’impression générale qui se dégage des interventions est que la participation au festival a été très positive du point de vue de l’éducation à la citoyenneté. D’où la nécessité de la reconduire et de la développer.



Ensuite, l’intervenant invité, M. Tahar Chikhaoui, a proposé aux présents de visionner le début de deux films primés, « je danserai malgré tout » de Blandine DELCROIX et « Alala » de Remedios MAlVÁREZ BAEZ et d’en discuter à la lumière de trois remarques qu’il avait préalablement formulées. Celles-ci ont porté essentiellement sur l’importance des formes d’expression cinématographiques dans la production du sens. Deux entrées ont été alors proposées : le travelling et la voix off et l’usage qui en a été fait dans l’un et l’autre film. S’en est suivi un échange riche et divers.

La deuxième séance a été consacrée au visionnement et au débat de la presque totalité de « Alala »  afin d’approfondir les questions évoquées le matin. Préalablement, M Tahar Chikhaoui a proposé une analyse de la séquence d’ouverture d’un film classique (« Naissance d’une nation » de D. W. Griffith) pour montrer comment le sens du film (idéologique, morale, culturel) passe à travers les procédés de mise en scène (le montage, le cadrage, la lumière) , imperceptible au regard novice.

Après le visionnage de  Alala, un échange soutenu a eu lieu autour de cette même question, de l’importance du documentaire, et surtout du choix des modalités à suivre pour transmettre aux élèves cette culture.

Tout le monde a ensuite émis le désir de poursuivre leur participation au PriMed pour permettre aux élèves et aux collégiens d’en tirer un plus grand profit et plus généralement de leur offrir, à travers les films, une plus grande conscience de la citoyenneté méditerranéenne.

La séance a été levé à 16h30.

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